Intelligence émotionnelle et leadership

Leonilda Renaldo

Intelligence émotionnelle et leadership : pourquoi ce lien change tout

Avez-vous déjà senti votre rythme cardiaque s’emballer en pleine réunion stratégique ? Qu’il s’agisse de négocier en anglais ou d’arbitrer un conflit d’équipe, chaque mot pèse. À ce niveau de responsabilité, l’expertise technique ne suffit plus. Ce qui fait vraiment la différence, c’est votre capacité à lire ce qui se joue sous la surface.

C’est exactement le rôle de l’intelligence émotionnelle (IE). Loin d’être un concept flou, c’est aujourd’hui l’un des fondements d’un leadership agile et inspirant surtout pour des dirigeants qui naviguent entre plusieurs langues et cultures. Voici comment cette compétence transforme concrètement l’art de diriger, et comment commencer à la muscler.

L’intelligence émotionnelle, version leadership

Popularisée par le psychologue Daniel Goleman, l’IE est la capacité à identifier, comprendre et réguler ses émotions, les siennes et celles des autres. En coaching leadership, on ne parle pas de sensibilité : on parle de donnée stratégique. Un leader qui maîtrise son IE ne subit pas ses émotions ni ne les ignore. Il les utilise pour anticiper les réactions de son équipe, décoder les non-dits interculturels, et ajuster sa communication pour créer de l’adhésion plutôt que de la défensive.

Trois leviers qui changent concrètement votre posture

1. Jouer vrai, pas jouer un rôle

En tant que dirigeant, garder son calme en toute circonstance est presque un réflexe professionnel. Mais il y a une différence entre afficher un calme de façade et ressentir réellement ce calme. Le premier épuise, on le voit d’ailleurs souvent chez des managers qui tiennent la façade en réunion et s’effondrent une fois seuls. Le second se construit : en prenant quelques secondes pour réévaluer sincèrement une situation difficile, on protège son énergie et sa clarté de jugement, et son équipe le ressent.

2. Vous êtes le thermomètre de l’équipe

Que vous le vouliez ou non, votre humeur donne le ton. Une étude de Sy, Côté et Saavedra, publiée dans The Leadership Quarterly, montre qu’une part importante de l’ambiance et de la coordination d’une équipe se calque directement sur celle de son leader. Concrètement : une écoute active et des encouragements sincères ouvrent l’équipe à la créativité et à la prise d’initiative. Un management sous tension, même involontaire, referme les gens sur eux-mêmes. Réguler ses émotions n’est donc pas un exercice personnel, c’est un acte de management.

3. Savoir changer de registre selon le moment

Un leader qui n’a qu’un seul mode directif, consensuel, ou autre, finit par manquer de justesse. Celui qui a développé son IE sait au contraire naviguer : mobiliser une équipe autour d’une vision forte quand il faut avancer vite, privilégier l’écoute pour ressouder un groupe fragilisé, ou endosser une posture de coach pour faire grandir un collaborateur. C’est cette agilité, plus que la technique pure, qui fait la différence sur la durée.

En pratique : le silence qui a failli tout faire dérailler

Sarah, directrice associée, présente en anglais une proposition stratégique devant un comité de direction japonais. À la fin de sa présentation, elle sollicite des questions. Silence. Les secondes s’étirent. Dans son équipe, la panique monte : un collaborateur, convaincu que ce silence signifie un rejet, s’apprête à reprendre la parole dans la précipitation pour « sauver » la présentation.

Sarah, elle, reste calme. Elle sait parce qu’elle a travaillé sa compréhension des codes culturels que dans la culture japonaise, le silence est un signe de respect et de réflexion, pas de désintérêt. Elle capte les signaux discrets de ses interlocuteurs (posture attentive, hochements de tête) et fait signe à son collaborateur de patienter. Quelques instants plus tard, le décideur japonais pose une question précise et pertinente : la négociation reprend, et l’équipe remporte le contrat.

Ce qui a sauvé ce pitch, ce n’est pas la qualité des slides. C’est la capacité de Sarah à gérer la panique collective et à lire ce qui ne se dit pas.

Trois réflexes à intégrer dès cette semaine

  • La règle des 90 secondes : biologiquement, la décharge d’une émotion forte ne dure qu’une minute et demie dans le corps. Au-delà, c’est la rumination qui prend le relais. Face à un imprévu stressant, respirez et laissez passer ce délai avant de répondre.
  • Remplacez le jugement par la curiosité : face à une résistance, une seule question change tout « Qu’est-ce qui te préoccupe le plus dans ce changement ? » Chercher à comprendre plutôt qu’à convaincre désamorce la plupart des tensions.
  • Demandez un vrai feedback : nous sommes de mauvais juges de notre propre impact. Sollicitez régulièrement un retour honnête d’un pair, d’un collaborateur ou d’un coach sur votre communication sous pression, c’est souvent là que se cachent nos angles morts.

Pour conclure

L’intelligence émotionnelle est le ciment qui transforme un groupe de talents en une équipe qui avance ensemble. Elle permet de garder sa clarté dans la complexité, d’embarquer son équipe avec authenticité, et de s’exprimer avec impact en français comme en anglais.

C’est précisément ce que je travaille chez LeoDynamics® : à travers mes parcours de coaching leadership, de prise de parole à fort enjeu (TEDx, Boardroom EnglishTM) et de développement des compétences émotionnelles, j’aide les dirigeants à aligner leur voix, leurs émotions et leur vision. Envie d’en discuter ? Parlons de vos enjeux.

Sources : 

« What Makes a Leader? » — HBR
https://hbr.org/2004/01/what-makes-a-leader

« Leadership That Gets Results » — HBR
https://hbr.org/2000/03/leadership-that-gets-results

« Centre de l’intelligence émotionnelle »

https://www.centreintelligenceemotionnelle.com/eqi/

 

Portrait de Leonilda Renaldo

Leonilda Renaldo

Coach professionnelle en anglais, leadership et intelligence émotionnelle

Leonilda Renaldo est coach professionnelle, fondatrice de LeoDynamics, spécialiste de l'anglais professionnel, de la présence exécutive, de la prise de parole et de l'intelligence émotionnelle. Basée à Genève, elle accompagne des dirigeant·es, managers et équipes internationales dans le développement de leur confiance, de leur clarté et de leur impact en contexte professionnel multilingue.

Son expertise a été mise en avant dans Marie Claire, Yahoo Finance et BSmart, et elle a partagé sa vision de l'intelligence émotionnelle en tant que conférencière TEDx.

Copyright © Leonilda Renaldo
Tous droits réservés.

Intelligence émotionnelle et leadership

Leonilda Renaldo

Intelligence émotionnelle et leadership : pourquoi ce lien change tout

Avez-vous déjà senti votre rythme cardiaque s’emballer en pleine réunion stratégique ? Qu’il s’agisse de négocier en anglais ou d’arbitrer un conflit d’équipe, chaque mot pèse. À ce niveau de responsabilité, l’expertise technique ne suffit plus. Ce qui fait vraiment la différence, c’est votre capacité à lire ce qui se joue sous la surface.

C’est exactement le rôle de l’intelligence émotionnelle (IE). Loin d’être un concept flou, c’est aujourd’hui l’un des fondements d’un leadership agile et inspirant surtout pour des dirigeants qui naviguent entre plusieurs langues et cultures. Voici comment cette compétence transforme concrètement l’art de diriger, et comment commencer à la muscler.

L’intelligence émotionnelle, version leadership

Popularisée par le psychologue Daniel Goleman, l’IE est la capacité à identifier, comprendre et réguler ses émotions, les siennes et celles des autres. En coaching leadership, on ne parle pas de sensibilité : on parle de donnée stratégique. Un leader qui maîtrise son IE ne subit pas ses émotions ni ne les ignore. Il les utilise pour anticiper les réactions de son équipe, décoder les non-dits interculturels, et ajuster sa communication pour créer de l’adhésion plutôt que de la défensive.

Trois leviers qui changent concrètement votre posture

1. Jouer vrai, pas jouer un rôle

En tant que dirigeant, garder son calme en toute circonstance est presque un réflexe professionnel. Mais il y a une différence entre afficher un calme de façade et ressentir réellement ce calme. Le premier épuise, on le voit d’ailleurs souvent chez des managers qui tiennent la façade en réunion et s’effondrent une fois seuls. Le second se construit : en prenant quelques secondes pour réévaluer sincèrement une situation difficile, on protège son énergie et sa clarté de jugement, et son équipe le ressent.

2. Vous êtes le thermomètre de l’équipe

Que vous le vouliez ou non, votre humeur donne le ton. Une étude de Sy, Côté et Saavedra, publiée dans The Leadership Quarterly, montre qu’une part importante de l’ambiance et de la coordination d’une équipe se calque directement sur celle de son leader. Concrètement : une écoute active et des encouragements sincères ouvrent l’équipe à la créativité et à la prise d’initiative. Un management sous tension, même involontaire, referme les gens sur eux-mêmes. Réguler ses émotions n’est donc pas un exercice personnel, c’est un acte de management.

3. Savoir changer de registre selon le moment

Un leader qui n’a qu’un seul mode directif, consensuel, ou autre, finit par manquer de justesse. Celui qui a développé son IE sait au contraire naviguer : mobiliser une équipe autour d’une vision forte quand il faut avancer vite, privilégier l’écoute pour ressouder un groupe fragilisé, ou endosser une posture de coach pour faire grandir un collaborateur. C’est cette agilité, plus que la technique pure, qui fait la différence sur la durée.

En pratique : le silence qui a failli tout faire dérailler

Sarah, directrice associée, présente en anglais une proposition stratégique devant un comité de direction japonais. À la fin de sa présentation, elle sollicite des questions. Silence. Les secondes s’étirent. Dans son équipe, la panique monte : un collaborateur, convaincu que ce silence signifie un rejet, s’apprête à reprendre la parole dans la précipitation pour « sauver » la présentation.

Sarah, elle, reste calme. Elle sait parce qu’elle a travaillé sa compréhension des codes culturels que dans la culture japonaise, le silence est un signe de respect et de réflexion, pas de désintérêt. Elle capte les signaux discrets de ses interlocuteurs (posture attentive, hochements de tête) et fait signe à son collaborateur de patienter. Quelques instants plus tard, le décideur japonais pose une question précise et pertinente : la négociation reprend, et l’équipe remporte le contrat.

Ce qui a sauvé ce pitch, ce n’est pas la qualité des slides. C’est la capacité de Sarah à gérer la panique collective et à lire ce qui ne se dit pas.

Trois réflexes à intégrer dès cette semaine

  • La règle des 90 secondes : biologiquement, la décharge d’une émotion forte ne dure qu’une minute et demie dans le corps. Au-delà, c’est la rumination qui prend le relais. Face à un imprévu stressant, respirez et laissez passer ce délai avant de répondre.
  • Remplacez le jugement par la curiosité : face à une résistance, une seule question change tout « Qu’est-ce qui te préoccupe le plus dans ce changement ? » Chercher à comprendre plutôt qu’à convaincre désamorce la plupart des tensions.
  • Demandez un vrai feedback : nous sommes de mauvais juges de notre propre impact. Sollicitez régulièrement un retour honnête d’un pair, d’un collaborateur ou d’un coach sur votre communication sous pression, c’est souvent là que se cachent nos angles morts.

Pour conclure

L’intelligence émotionnelle est le ciment qui transforme un groupe de talents en une équipe qui avance ensemble. Elle permet de garder sa clarté dans la complexité, d’embarquer son équipe avec authenticité, et de s’exprimer avec impact en français comme en anglais.

C’est précisément ce que je travaille chez LeoDynamics® : à travers mes parcours de coaching leadership, de prise de parole à fort enjeu (TEDx, Boardroom EnglishTM) et de développement des compétences émotionnelles, j’aide les dirigeants à aligner leur voix, leurs émotions et leur vision. Envie d’en discuter ? Parlons de vos enjeux.

Sources : 

« What Makes a Leader? » — HBR
https://hbr.org/2004/01/what-makes-a-leader

« Leadership That Gets Results » — HBR
https://hbr.org/2000/03/leadership-that-gets-results

« Centre de l’intelligence émotionnelle »

https://www.centreintelligenceemotionnelle.com/eqi/

 

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Coach professionnelle en anglais, leadership et intelligence émotionnelle

Leonilda Renaldo est coach professionnelle, fondatrice de LeoDynamics, spécialiste de l'anglais professionnel, de la présence exécutive, de la prise de parole et de l'intelligence émotionnelle. Basée à Genève, elle accompagne des dirigeant·es, managers et équipes internationales dans le développement de leur confiance, de leur clarté et de leur impact en contexte professionnel multilingue.

Son expertise a été mise en avant dans Marie Claire, Yahoo Finance et BSmart, et elle a partagé sa vision de l'intelligence émotionnelle en tant que conférencière TEDx.

Copyright © Leonilda Renaldo
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